Pyrrhon d’Élis

Pyrrhon d’Élis, né vers 360 avant notre ère dans la ville d’Élis, est un philosophe grec, fondateur du scepticisme et du pyrrhonisme.

Son premier contact avec la philosophie se fait à travers les écrits de Démocrite. Lors de son expédition en Orient en 334 avant J.-C., en compagnie d’Anaxarque et d’Alexandre le Grand, Pyrrhon eut l’occasion de rencontrer les Gymnosophistes, des sages venus de l’Inde, et apprit d’eux la perspective selon laquelle tout dans la vie est vanité. En 324 avant J.-C., il retourne à Élis, où il commence à enseigner et à vivre.

Pyrrhon n’a pas fondé d’école philosophique, mais il a conquis des admirateurs de ses enseignements, qui sont devenus par la suite ses disciples.

Il n’a rien laissé par écrit. Sa philosophie a été conservée et transmise par ses disciples.

Philosophie

Pyrrhon disait que pour atteindre le bonheur, il faut observer :

  • Réfléchir à la nature des choses et à l’attitude à adopter à leur égard ;
  • Réfléchir aux conséquences de nos actes ;

Timon, disciple de Pyrrhon, énumère quelques points de la philosophie de son maître :

  • Les choses sont indifférentes et n’ont pas de stabilité. Par conséquent, nos opinions ne sont ni vraies ni fausses ;
  • Si nos opinions ne sont ni vraies ni fausses, alors nous devons rester libres d’opinions (aphasie) et d’inclinations, sans être troublés par la réalité des choses ;
  • Celui qui parvient à suivre ce principe à la lettre atteindra l’imperturbabilité de l’âme (ataraxie), l’apathie.

Scepticisme

La thèse centrale de Pyrrhon d’Élis et du scepticisme en général réside dans l’idée que la vérité n’existe pas. Cette doctrine peut s’appuyer sur les divergences d’opinion entre les philosophes. Il n’y a pas de consensus, chacun pense différemment. D’où la question : pourquoi se préoccuper de tous les problèmes philosophiques ?

Le scepticisme repose sur l’idée que les êtres humains n’ont aucune certitude, car ils sont incapables de connaître quoi que ce soit de concret.

L’homme est donc incapable d’avoir une connaissance de la vraie nature des choses. C’est pourquoi il lui est recommandé d’éviter de perdre son temps dans les jugements et la recherche de la connaissance de la réalité, car ces activités n’apportent que trouble et inquiétude.

Enfin, il est conseillé à l’homme d’abandonner toute opinion et de vivre sans souci, l’ataraxie étant considérée comme l’attitude la plus appropriée.

Après la mort de Platon, le scepticisme a commencé à gagner du terrain à l’Académie et les principes métaphysiques de Platon, comme la théorie des formes, ont progressivement perdu de leur pertinence.

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